10 Films qui ont échoué à leur sortie avant de devenir cultes

Le monde du cinéma est rempli d’histoires surprenantes où des films, initialement boudés par le public et la critique, ont fini par acquérir le statut de chef-d’œuvre.

Voici une étude approfondie de dix de ces œuvres, analysant les raisons de leur échec initial et de leur succès ultérieur.

Un labyrinthe psychologique mal compris

Budget : 19 millions de dollars
Box-office : 47 millions de dollars
Échec : Accueil critique mitigé, nominations aux Razzie Awards

The Shining, réalisé par Stanley Kubrick, est aujourd’hui considéré comme un pilier du cinéma d’horreur. Pourtant, à sa sortie, le film a dérouté. Les critiques étaient partagées, certains reprochant sa lenteur et son abstraction. De plus, il a été nommé aux Razzie Awards, un festival récompensant les pires films de l’année. Cette réception plus que moyenne s’explique par une attente du public pour des films d’horreur plus conventionnels. Kubrick, quant à lui, avait décidé de proposer une œuvre plus complexe et plus psychologique.

La renaissance : avec le temps, les spectateurs ont revu leur avis sur ce film, appréciant sa profondeur et ses multiples interprétations. Les analyses détaillées de ses symboles et de sa mise en scène ont contribué à le hisser au rang de classique du genre.

Une vision futuriste en avance sur son temps

Budget : 30 millions de dollars
Box-office : 41 millions de dollars
Échec : Jugé trop lent et sombre, accueil critique divisé

À sa sortie, Blade Runner est un échec commercial. Son rythme lent et ses thèmes philosophiques ne correspondent pas aux attentes du public, qui voulait un film d’action plus conventionnel. De plus, le studio impose un montage avec une voix-off explicative qui dénature l’œuvre de Ridley Scott.

La renaissance : les différentes versions sorties au fil des ans, notamment la version Director’s Cut, révèlent enfin la véritable vision du réalisateur. Aujourd’hui, Blade Runner est considéré comme l’un des plus grands films de science-fiction de tous les temps, ayant influencé de nombreuses œuvres modernes.

Un chef-d’œuvre d’horreur éclipsé par E.T.

Budget : 15 millions de dollars
Box-office : 19 millions de dollars
Échec : Trop gore, trop pessimiste, est sorti en même temps qu’E.T.

À sa sortie, The Thing de John Carpenter est violemment critiqué pour sa brutalité et son ambiance oppressante. La science-fiction de l’époque privilégie des récits positifs, et la sortie simultanée d’E.T. de Spielberg n’aide pas : le public préfère un film familial à une œuvre horrifique paranoïaque.

La renaissance : avec le temps, The Thing est réévalué comme l’un des plus grands films d’horreur et de science-fiction de tous les temps, notamment grâce à ses effets spéciaux révolutionnaires et son atmosphère paranoïaque unique.

Une satire du film d’action mal comprise

Budget : 85 millions de dollars
Box-office : 137 millions de dollars
Échec : Une concurrence féroce et une incompréhension du ton satirique

Avec Last Action Hero, Arnold Schwarzenegger tente de briser son image en se moquant des clichés du film d’action. Malheureusement, le public ne comprend pas du tout cette approche et le considère comme un film d’action classique … et complètement raté. De plus, le film sort face à Jurassic Park, écrasant toute concurrence au box-office.

La renaissance : redécouvert grâce aux rediffusions et aux analyses critiques, le film est aujourd’hui salué pour son humour intelligent et sa vision précurseur du cinéma d’action, anticipant la mode des films auto-parodiques à l’instar de Deadpool.

Une satire militaire mal comprise

Budget : 105 millions de dollars
Box-office : 121,2 millions de dollars
Échec : Incompréhension du ton satirique, accueil critique négatif

À sa sortie, Starship Troopers de Paul Verhoeven a déconcerté à la fois les critiques et le public. Beaucoup y ont vu un film d’action militariste simpliste, sans percevoir son second degré ni son message critique sur les régimes totalitaires et la propagande de guerre. L’ironie du film était si subtile qu’une partie du public pensait qu’il glorifiait les valeurs militaires qu’il ridiculisait en réalité.

La renaissance : au fil des années, Starship Troopers a été redécouvert et recontextualisé. Son commentaire social est désormais reconnu et même apprécié. Son esthétique unique en fait l’un des films de science-fiction les plus influents des années 90. Aujourd’hui, il est étudié dans des cours de cinéma pour son approche satirique.

Une comédie décalée ignorée à sa sortie

Budget : 15 millions de dollars
Box-office : 46 millions de dollars
Échec : Humour absurde incompris par le grand public

À sa sortie, The Big Lebowski, des frères Coen, est mal reçu par la critique et boudé par le public. Son humour absurde et sa narration non linéaire déstabilisent les spectateurs. De plus, il ne bénéficie d’aucune campagne marketing digne de ce nom.

La renaissance : c’est grâce aux DVD et au bouche-à-oreille que le film a gagné une base de fans ultra-fidèles. Aujourd’hui, The Big Lebowski est célébré chaque année dans des festivals dédiés et ses répliques sont devenues des références incontournables du cinéma.

Une critique sociale mal interprétée

Budget : 63 millions de dollars
Box-office : 101 millions de dollars
Échec : Jugé trop violent et subversif

À sa sortie, Fight Club, réalisé par David Fincher, divise fortement. Son message subversif et son esthétique sombre perturbent autant qu’ils fascinent. Certains critiques y voient une glorification de la violence. Le studio peine à en faire la promotion ne sachant pas comment vendre un film aussi radical.

La renaissance : le trouve son public grâce aux DVD et aux forums en ligne, où ses thématiques de rejet du conformisme et de remise en question de la société de consommation séduisent une génération entière. Aujourd’hui, il est considéré comme l’un des films les plus influents de son époque et une œuvre majeure du cinéma contemporain.

Une comédie belge incomprise devenue culte

Budget : Non communiqué
Box-office : 192 691 entrées en Europe
Échec : Échec commercial et critique à sa sortie

Lorsqu’il sort en 2006, Dikkenek, réalisé par Olivier Van Hoofstadt et porté par François Damiens et Jean-Luc Couchard, passe quasiment inaperçu. Les critiques sont majoritairement négatives et jugent son humour trop absurde et caricatural. Ajoutons à cela une promotion quasi inexistante qui n’a donné aucune visibilité au film à sa sortie.

La renaissance : c’est grâce à sa sortie en DVD et à Internet que Dikkenek a connu un essor fulgurant, notamment grâce aux nombreux extraits et répliques devenues virales. Son humour belge décalé, autrefois mal compris, est aujourd’hui une référence en matière de comédie, notamment pour toute une génération qui en cite régulièrement les dialogues cultes.

Une satire sociale ignorée à sa sortie

Budget : Non communiqué
Box-office : Aucune information
Échec : Sortie limitée et absence de promotion

Réalisé par Mike Judge (Beavis and Butt-HeadOffice Space), Idiocracy dépeint une société future où l’intelligence a décliné à un niveau catastrophique, dominée par la bêtise et le consumérisme extrême. À sa sortie, le film n’a bénéficié d’aucune promotion et a été distribué de manière extrêmement limitée, certains studios craignant que sa satire ne soit trop controversée et ne nuise aux sponsors.

La renaissance : au fil des années, le film a été redécouvert en DVD et sur les plateformes de streaming. De nombreuses personnes ont commencé à y voir une prédiction de l’évolution de la société et du paysage politique mondial. Aujourd’hui, Idiocracy est régulièrement cité comme un film prophétique, et sa popularité n’a cessé de croître. A voir de toute urgence !

Une ode geek incomprise

Budget : 85 millions de dollars
Box-office : 47,7 millions de dollars
Échec : Public restreint, marketing mal ciblé

Lorsque Scott Pilgrim vs. the World, réalisé par Edgar Wright, est sorti en salles, il s’est heurté à une réalité difficile : son public cible était trop spécifique. Le film, inspiré d’un comic indépendant, mélangeait références à la culture geek, esthétique de jeu vidéo et narration frénétique. Cependant, la promotion n’a pas réussi à toucher les bonnes personnes, et le grand public n’a pas su quoi faire de cet OVNI cinématographique.

La renaissance : avec le temps, le film a trouvé son public grâce au bouche-à-oreille et aux éditions vidéo. Il est devenu un emblème de la culture geek, apprécié pour sa mise en scène inventive et son humour absurde. Aujourd’hui, il est non seulement culte, mais il a même connu une adaptation animée en 2023, preuve de sa place dans la pop culture.

Une comédie horrifique ressuscitée par Halloween

Budget : 28 millions de dollars
Box-office : 39,5 millions de dollars
Échec : Sortie estivale inappropriée, critiques mitigées

Lorsqu’il est sorti en juillet 1993, Hocus Pocus était condamné d’avance. Un film sur des sorcières destiné aux enfants, diffusé en plein été, n’avait aucune chance d’attirer son public. Les critiques ont été tièdes, et le film n’a jamais trouvé son audience au cinéma.

La renaissance : ce film a été régulièrement diffusé à la télévision pendant la période d’Halloween, pour mon plus grand plaisir lorsque j’étais enfant et ado. Lles rediffusions annuelles ont transformé Hocus Pocus en un classique saisonnier. Aujourd’hui, il est devenu un rendez-vous incontournable chaque automne et il a même eu droit à une suite en 2022 sur Disney+.

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